Le cessez-le-feu du 8 avril entre l’Iran et les États-Unis a mis fin au mouvement de hausse des taux. Ce n’est cependant qu’en juin, avec la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, que l’on a observé une réelle détente. En effet, le prix du baril de Brent est retombé à 73 dollars au 30 juin, après avoir dépassé les 120 dollars durant le conflit.
Cette accalmie n’a pas empêché la Banque centrale européenne (BCE) de relever son taux de dépôt à 2,25 % en juin. Une nouvelle hausse d’ici la fin de l’année semble cependant de moins en moins probable : les chiffres de l’inflation de juin témoignent d’un net recul dans la zone euro, celle-ci s’établissant à 2,8 % sur un an contre 3,2 % le mois précédent.
La période estivale devrait ainsi être favorable au marché obligatoire, portée par la dissipation du risque géopolitique et une forte réduction du volume d’émissions.
En revanche, les facteurs techniques pourraient s’avérer moins favorables à la rentrée, en raison des besoins de financement toujours plus importants des acteurs de l’intelligence artificielle.