L’assurance-vie souffre d’une image qui ne correspond pas à sa réalité : celle d’un placement réservé à ceux qui ont déjà constitué un patrimoine important ou qui ont souscrit tardivement pour organiser une succession. Une perception qui conduit beaucoup d’épargnants à remettre à plus tard une décision qu’ils auraient tout intérêt à prendre aujourd’hui.
- Car le premier argument qui annule cette idée reçue est d’abord l’accessibilité du produit.
L’assurance-vie est aujourd’hui un produit souple et accessible, qui s’adapte à tous les profils d’épargnants. Il est possible d’un contrat avec quelques vingtaines d’euros seulement, puis d’ouvrir son épargne progressivement, selon ses capacités. Loin d’être réservé à une élite, c’est au contraire une solution qui permet de se constituer un patrimoine dans le temps, sans contrainte de montant ni de rythme.
- Et parce qu’elle est accessible à tous, il est avantageux de démarrer tôt et de tirer pleinement parti de son cadre fiscal dans la durée.
Dès le premier euro versé, l’horloge fiscale se met en marche .
Par exemple, un épargnant qui ouvre un contrat à 30 ans atteint le régime fiscal optimal à 38 ans. Attendre d’avoir 55 ans pour s’y intéresser, c’est se priver de vingt-cinq ans d’avantage fiscal et de capitalisation différée. Une erreur silencieuse mais qui peut être coûteuse.
Alors qu’à l’inverse, ouvrir son assurance-vie dans sa trentaine, c’est mettre sur une enveloppe de capitalisation dynamique, évoluant naturellement sur un horizon long. Il est alors possible d’investir sur des unités de compte, en acceptant une partie d’option.
A l’approche de la cinququantaine, il s’agira de sécuriser une partie des gains et de structurer la transmission. A ce stade, l’assurance-vie joue alors un rôle successif central avec des avantages fiscaux que nul autre produit ne peut reproduire à cette échelle.