Et si la finance verte était l’une des grandes mal-comprises de l’investissement moderne ? Trop souvent réduite à un choix de valeurs au détriment du rendement, elle cristallise des idées reçues qu’il est temps de démontrer une à une
Car opposer valeurs et performance, c’est poser la mauvaise question. L’investissement intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ne consiste pas à troquer la rentabilité contre la bonne conscience. Il s’agit, plus précisément, de voir ce qu’une analyse purement financière ne voit pas.
Dépendance aux énergies carbonées, défaillances de gouvernance, exposition réglementaire, vulnérabilités sociales : autant de signaux que les critères extra-financiers permettent de détecter plus tôt, et de mieux anticiper.
À l’heure où l’incertitude économique s’installe durablement, où la transition énergétique s’accélère et où les tensions géopolitiques redessinant les chaînes de valeur, la question n’est plus de savoir si l’on peut se permettre d’investir de manière responsable. C’est l’inverse : peut-on se permettre de ne pas le faire ?
Pour lever le voile, Guillaume Derrien, Responsable des Investissements chez Garance répond sans détour. De la mesure de l’impact à la gestion des risques structurels, en passant par le rôle singulier du modèle mutualiste, ce dernier rappelle une évidence trop souvent occultée : intégrer des critères ESG, ce n’est pas renoncer à la performance, c’est choisir de la lire autrement.