c) La robustesse de l’assureur et de sa politique de gestion
Choisir un fonds en euros, c’est aussi et surtout choisir un gestionnaire. Pour cela, toujours 3 critères à analyser:
- Quelle est la politique de réserver de l’assureur ? (la fameuse PPB)
- Cherche-t-il à gagner un classement ponctuellement, ou privilégie-t-il un lissage dans le temps ?
- Sa stratégie est-elle cohérente et transparente ? (la recherche de rendement reste-t-elle compatible avec l’exigence de sécurité propre au fonds en euros par exemple)
Ces éléments permettent d’apprécier la solidité réelle du modèle.
Un autre point peut éclairer cette analyse, sans constituer un critère en soi : la nature de l’assureur.
Certains contrats sont portés par des groupes bancaires ou des assureurs détenus par des actionnaires. D’autres relèvent d’un modèle mutualiste. Cette différence ne dit rien, à elle seule, sur le niveau de performance. Néanmoins, elle peut influencer la logique de gestion et de redistribution de la valeur.
Un groupe mutualiste, par définition, n’a pas d’actionnaires à rémunérer : les excédents sont destinés aux adhérents et au renforcement des réserves. Cela peut se traduire, selon les choix stratégiques, par une approche plus tournée vers la redistribution de la valeur générée et/ou le long terme.
À l’inverse, un acteur coté intègre nécessairement une exigence de rentabilité actionnariale dans son équilibre global.
Il ne s’agit pas d’opposer les modèles, mais de comprendre qu’ils reposent sur des logiques économiques différentes et que celles-ci sont donc susceptibles d’influencer la politique de distribution et la gestion des réserves.
En résumé, la question à garder à l’esprit : « Cet assureur est-il vraiment solide et sa stratégie est-elle alignée avec la promesse du fonds en euros ? »