Le label ISR (Investissement Socialement Responsable) est un label d’État créé en 2016. Il distingue des fonds qui sélectionnent les entreprises selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Mais attention : ISR ne signifie pas forcément « vert ». Un fonds peut investir dans certains secteurs polluants, dès lors que les entreprises respectent les exigences du référentiel. Malgré le renforcement du label et de ses exclusions, notamment concernant les énergies fossiles, il reste possible de détenir des entreprises dont certaines activités sont controversées.
Le label Greenfin, également créé par l’État, est davantage orienté vers la transition écologique. Il privilégie les investissements dans les énergies décarbonées, les transports propres, la rénovation énergétique ou encore la gestion des ressources naturelles. Ses exclusions concernant les énergies fossiles sont particulièrement strictes. Toutefois, financer des activités considérées comme vertes ne garantit pas une absence d’impact environnemental négatif, ni que chaque euro investi contribue directement à la transition.
Le label Finansol, quant à lui, est un label associatif porté par FAIR, une association dédiée à la finance solidaire. Il distingue des produits soutenant des projets à utilité sociale ou environnementale : insertion professionnelle, logement, lutte contre l’exclusion ou agriculture durable. Certains fonctionnent également grâce au partage d’une partie des revenus avec des associations. Là encore, il faut regarder les mécanismes concrets : la part de l’épargne réellement consacrée à la solidarité varie selon les produits.
Finalement, ces trois labels répondent à des logiques distinctes : ISR privilégie une sélection ESG, Greenfin une orientation environnementale et Finansol une démarche solidaire. Ils constituent des repères intéressants, mais ne doivent pas être considérés comme des certificats de bonne conduite absolue.
L’origine des labels mérite également d’être prise en compte. Un label d’État n’est pas une garantie absolue, tout comme un label privé n’est pas nécessairement moins rigoureux. Il est donc important de comprendre qui définit les critères, qui contrôle leur respect et ce que le label garantit réellement.
Le risque de greenwashing ou de communication trop flatteuse n’est jamais totalement écarté. Pour l’épargnant, le bon réflexe reste donc de regarder au-delà du logo : composition réelle du fonds, impact mesurable, frais, risques et performance potentielle. Un label peut aider à choisir, mais il ne dispense jamais d’examiner ce que finance réellement son argent.