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Retraite : comprendre notre système pour mieux construire son épargne

Préparer sa retraite est probablement l’un des sujets financiers que l’on repousse le plus volontiers. Parce qu’elle paraît encore lointaine, parce que la législation change régulièrement, ou tout simplement parce qu’il est difficile de savoir par où commencer. Pourtant, une chose ne change pas : plus on anticipe, plus il est facile de préserver son niveau de vie une fois l’activité professionnelle terminée.

Les débats autour de la réforme des retraites entretiennent incertitudes et souvent beaucoup d’incompréhension. Faut-il pour autant attendre que le cadre législatif se stabilise avant d’agir ? Certainement pas. Car si le régime retraite évolue, la nécessité de préparer sa cessation d’activité, elle, demeure. Pour savoir combien épargner, encore faut-il comprendre comment fonctionne notre système de retraite, et quel niveau de revenus il vous permettra réellement de conserver.

Pourquoi les débats ne doivent pas faire oublier l'essentiel

Depuis l’automne 2025, l’actualité retraite occupe régulièrement le devant de la scène. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a suspendu la réforme de 2023 jusqu’en janvier 2028 : l’âge légal de départ, qui devait continuer sa progression vers 64 ans, est gelé à 62 ans et 9 mois depuis le 1er septembre 2026 (source : loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026).

Que se passera-t-il après 2028 ? Personne ne peut le dire avec certitude à ce jour. Reprise du calendrier initial, refonte plus large, ou statu quo : les trois issues restent ouvertes, et le résultat dépendra largement du contexte politique des prochaines années.

Mais voilà précisément ce qu’il faut retenir : quelle qu’en soit l’issue, la question de fond, elle, ne change pas. Votre pension de retraite sera-t-elle suffisante une fois la page de la vie professionnelle tournée ?

En effet, le fonctionnement actuel du système français de retraite fait que, pour la grande majorité des actifs, les revenus perçus à la retraite sont inférieurs à ceux de la vie active. Il est donc peu probable que votre pension vous permette, à elle seule, de maintenir le même niveau de vie.

C’est pourquoi il est essentiel d’étudier la mise en place d’un complément de retraite, afin de préserver votre pouvoir d’achat et votre qualité de vie, indépendamment des évolutions du calendrier législatif.

Comment fonctionne réellement notre système de retraite

Beaucoup pensent avoir cotisé toute leur carrière pour constituer leur propre pension. Pourtant, notre système de retraite ne fonctionne pas ainsi. Il repose sur un principe de répartition : les cotisations des actifs d’aujourd’hui servent à financer les pensions des retraités actuels. Et son architecture diffère selon que l’on relève du secteur privé ou de la fonction publique.

 

Pour un salarié du secteur privé, deux régimes se cumulent : un régime de base (la Sécurité sociale, calculé sur les 25 meilleures années de salaire) et un régime complémentaire obligatoire, l’Agirc-Arrco, qui fonctionne par points. La pension finale additionne ces deux sources.

 

Pour un fonctionnaire, la logique est différente. La pension de base est calculée sur le traitement indiciaire des six derniers mois, hors primes, avec un taux plein pouvant atteindre 75 % de ce traitement (source : service-public.fr).

Or, les primes ne sont pas prises en compte dans ce calcul. C’est pour combler cette lacune qu’existe depuis 2005 la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), un régime par points qui cotise spécifiquement sur les primes. Un agent dont la rémunération repose largement sur ces dernières verra donc un écart plus marqué entre son dernier revenu d’activité et la pension qui lui sera versée à la retraite, et ce malgré un taux plein en apparence confortable.

 

Au-delà des différences entre les régimes, une tendance commune se dessine lorsqu’on observe l’évolution du système dans son ensemble. Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le niveau de vie des retraités rapporté à celui de l’ensemble de la population active s’établissait 100,2 % en 2023.

Un crédit immobilier remboursé, des frais liés à leur activité professionnelle supprimés, un patrimoine financier accumulé…les charges les plus lourdes sont souvent soldées à la retraite. Mais le COR projette que ce ratio reculerait à 90,3 % en 2070 (source : COR, rapport annuel juin 2026) : les retraités de demain vivront sensiblement moins bien que la moyenne de la population.

C’est dans ce contexte que chacun doit prendre soin de sa propre retraite et reprendre la main sur sa préparation. Car la retraite n’est pas seulement une baisse de revenus : c’est aussi une période de vie que beaucoup imaginent consacrer à leurs projets. Partir en voyage, acquérir cette résidence secondaire au bord de la mer, profiter de la famille, en faisant plaisir aux petits-enfants : autant d’envies qui paraissent un peu moins tangibles au fur et à mesure des années et des réformes.

Le taux de remplacement, l'indicateur qui compte vraiment

Le constat est donc largement partagé : pour de nombreux actifs, la retraite s’accompagnera d’une baisse plus ou moins importante des revenus. Reste à savoir dans quelles proportions. C’est là qu’intervient le taux de remplacement : il mesure simplement ce que vous toucherez à la retraite par rapport à ce que vous gagniez en activité. Un taux de 60 % signifie que votre pension représentera 60 % de votre dernier revenu. Les 40 % restants, c’est le creux à anticiper.

 

Plus ce taux est élevé, plus la baisse de revenus est limitée ; à l’inverse, un taux faible traduit un écart important entre le salaire perçu en activité et la pension de retraite. C’est cet indicateur qui permet d’évaluer concrètement le besoin éventuel d’une épargne complémentaire.

Ce taux varie fortement selon les profils. Le rapport annuel du COR de juin 2026 (source : COR, rapport annuel juin 2026) et le Panorama de la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (source : DREES, Les retraités et les retraites, édition 2025) permettent d’en dresser un tableau concret :

 

 

Un salarié non-cadre du secteur privé à carrière complète peut espérer un taux de remplacement net autour de 68 %. Pour quelqu’un qui perçoit 2 500 € nets en fin de carrière, la pension avoisine 1 700 €. La baisse est réelle, mais absorbable.

Un cadre du secteur privé se retrouve dans une situation nettement plus exposée, avec un taux qui tourne autour de 50 à 55 % à l’âge légal. Une personne qui gagne 4 000 € nets ne toucherait plus que 2 000 à 2 200 € de pension. Il lui manque entre 1 800 et 2 000 € par mois pour maintenir son niveau de vie.

Un fonctionnaire, malgré un calcul en apparence favorable (75 % du traitement indiciaire des six derniers mois), voit son taux réel s’établir autour de 61 % en moyenne, une fois la part des primes exclue du calcul, selon le rapport COR 2026.

Et la tendance est à la baisse au fil des générations. Le COR projette, dans son scénario de référence, un taux de remplacement moyen qui passerait de 54 % aujourd’hui à 45 % en 2070 (source : COR, rapport annuel juin 2025). Le creux de revenus ne va pas se résorber. Il va s’accentuer.

Le PER, une réponse à ce besoin précis

Une fois l’écart identifié, il faut maintenant le financer progressivement. C’est précisément là qu’intervient le plan d’épargne retraite, ou PER. Il ne s’agit pas d’un produit parmi d’autres à ajouter à son épargne, mais d’un outil conçu spécifiquement pour répondre à l’écart qu’on vient de décrire.

Créé par la loi Pacte de 2019, le PER est une enveloppe dédiée exclusivement à la retraite. Son principe est simple : les sommes versées, volontairement ou dans un cadre professionnel, sont bloquées jusqu’au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, comme l’achat de la résidence principale par exemple. Il existe sous deux formes, individuelle ou d’entreprise, qui peuvent se compléter au fil d’une carrière.

Femme réfléchissant devant un ordinateur, illustrant la réflexion sur sa retraite avec Garance Retraite

Deux caractéristiques en font un outil particulièrement adapté à l’objectif recherché. D’une part, les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans certaines limites annuelles, ce qui réduit l’impôt pendant la phase d’épargne. D’autre part, la sortie est flexible : en capital, en rente viagère, ou sous une forme mixte, un choix qui peut être ajusté au fil du temps plutôt que figé dès l’ouverture. Autrement dit, l’épargne accumulée reste acquise, capitalisée, et pilotée par son détenteur, quelle que soit l’évolution du régime obligatoire.

Tous les PER ne se valent pas

Encore faut-il choisir le bon. Les frais sur versements, les frais de gestion annuels et le rendement du fonds euros varient considérablement d’un contrat à l’autre. Sur une durée de 20 à 35 ans, ces écarts ont un impact direct et significatif sur le capital final constitué.

 

Un demi-point de rendement supplémentaire chaque année, c’est plusieurs dizaines de milliers d’euros de différence au moment du départ à la retraite.

C’est pourquoi le choix du contrat mérite autant d’attention que le montant des versements. Un PER performant, avec des frais maîtrisés et un fonds euros solide, fait partie intégrante de la stratégie. C’est le cas des PER Garance Sérénité et Garance Vivacité, dont le fonds euros a délivré jusqu’à 4,5 % de rendement net de frais de gestion en 2025, permettant de faire fructifier son épargne en toute sécurité, sans risque de perte en capital.

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Chaque carrière et chaque situation est différente. Âge, revenus, statut professionnel ou projets de vie influencent vos besoins en préparation de la retraite.

Grâce à notre simulateur, découvrez en quelques minutes l’impact d’un Plan d’Épargne Retraite (PER) sur votre future retraite, les bénéfices d’une épargne mise en place dès aujourd’hui ainsi que les avantages fiscaux auxquels vous pouvez prétendre.

Comment déterminer son effort d'épargne

Reste la question pratique : combien mettre de côté, concrètement ? Deux méthodes simples permettent de se faire une première idée.

La première consiste à estimer le revenu mensuel souhaité à la retraite, puis à le comparer à l’estimation de pension fournie par les régimes obligatoires. L’écart entre les deux donne le montant mensuel à financer par l’épargne. Le simulateur officiel disponible sur info-retraite.fr, qui centralise les droits accumulés dans tous les régimes, permet d’obtenir cette première estimation gratuitement.

La seconde consiste à raisonner en pourcentage du revenu net. Consacrer entre 5 % et 15 % de ses revenus à l’épargne retraite sur une longue période permet, dans la plupart des situations, de générer un complément significatif.

 

Ce pourcentage dépend fortement de l’âge auquel l’épargne démarre : plus le point de départ est tardif, plus l’effort mensuel nécessaire pour atteindre un objectif donné doit être élevé, car le temps de capitalisation se réduit d’autant.

Deux profils suffisent à illustrer cette mécanique

À 30 ans, épargner 100 € par mois sur un PER laisse près de 35 ans de capitalisation avant la retraite. À 50 ans, pour atteindre un capital équivalent, il faudrait verser un montant nettement supérieur chaque mois, sur une durée deux à trois fois plus courte.

 

Dans les faits, combien cela peut représenter en fonction de l’âge ?

Supposons alors que vous bénéficiez du rendement du PER Garance Sérénité, dont le fonds euros a délivré un rendement de 3,5 % net de frais de gestion en 2025.

Âge de départ Durée d'épargne Versement mensuel Capital final estimé
30 ans 35 ans ~185 €/mois ~145 000 €
40 ans 25 ans ~320 €/mois ~145 000 €
50 ans 15 ans ~570 €/mois ~135 000 €

Simulation indicative basée sur un rendement annuel de 3,5 % net de frais de gestion, hors prélèvements sociaux et fiscaux. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le message est simple : attendre 10 ans, c’est presque doubler son effort mensuel pour un résultat équivalent. Commencer à 30 ans avec 185 € par mois est non seulement plus accessible, mais c’est aussi, au total, moins d’argent sorti de sa poche sur la durée. Le temps et le taux font le reste.

Anticiper plutôt que subir

Un rendez-vous existe pour faire ce point à mi-parcours : l’entretien information retraite, accessible dès 45 ans auprès de sa caisse de retraite. Combien de personnes savent-elles qu’il existe ? Peu, en réalité.

Résultat : beaucoup découvrent leur relevé de carrière le jour où il n’est plus vraiment temps d’agir sereinement. Trimestres à vérifier, périodes à faire valoir, décisions prises dans l’urgence plutôt qu’au calme. Tout cela s’anticipe, et pour trois fois rien : y penser un peu plus tôt que la moyenne.

Le cadre légal, quant à lui, continuera d’évoluer. Mais l’enjeu ne se joue pas dans les débats parlementaires : il se joue dans la régularité avec laquelle on prépare, dès aujourd’hui, le revenu qui viendra compléter sa pension. Nos conseillers sont là pour transformer ces repères en stratégie concrète, adaptée à votre situation.

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