thematics.popin.favorites.title
0
0 thematics.popin.thematics-selected

Pourquoi on repousse les décisions retraite (et comment lever ce blocage) ?

Le constat est massif, et pourtant il ne change pas. En 2026, 81 % des Français se disent inquiets pour l’avenir du système de retraite 1. La prise de conscience est là. Elle est transversale, elle touche toutes les tranches d’âge, tous les statuts.

 

Et pourtant, seuls 26 % des Français déclarent épargner spécifiquement pour leur retraite 1. Le PER, malgré sa montée en puissance, ne concerne encore que 15 à 19 % des épargnants. Le reste ? Des livrets, des comptes courants, de l’épargne de précaution utile mais peu structurés pour le long terme.

 

Ce décalage entre conscience et action n’est pas anodin. Il en dit longtemps sur notre époque : un quotidien qui absorbe, un avenir qui en inquiète beaucoup et une retraite qui reste souvent, un impensé.

Le présent absorbe tout : quand le quotidien ne laisse plus de place au long terme

Avant d’être un sujet de projection, la retraite est d’abord un sujet de budget. Et c’est là que le premier blocage s’installe.

 

Logement, énergie, assurances, transports : un tiers des ménages consacre leur budget à des postes incompressibles 2. Pour les ménages les plus modestes, cette réalité est naturellement plus perceptible. 

 

L’inflation cumulée depuis 2022 a accentué cette pression. Selon les estimations de Nexelys 3, les ménages doivent aujourd’hui dépenser environ 400 € de plus par mois qu’en 2022 pour maintenir le même niveau de vie.

 

 

Et pour les classes moyennes basses, l’inflation ressentie, celle qui pèse réellement sur le budget, oscille entre 3,5 % et 5 %, bien au-dessus de la moyenne officielle.

 

Dans ce contexte, 71 % des ménages français déclarent limiter leur consommation : 36 % pour boucler leur budget, 19 % pour épargner 4. L’épargne existe, mais elle est d’abord défensive. 60 % des détenteurs de produits d’épargne mettent de côté pour constituer une épargne de précaution comme filet de sécurité, non intégrée dans une stratégie 1.

La retraite, dans cette équation, passe après. Non par désintérêt, mais par impossibilité perçue. Quand le reste à vivre se resserre, l’horizon se raccourcit mécaniquement. On gère alors le mois, pas la décennie.

 

 

La retraite, un sujet qu'on ne sait pas se représenter

 

 

Mais le blocage ne se limite pas au budget. Même parmi ceux qui disposent d’une capacité d’épargne, le passage à l’action reste difficile. Pourquoi ? Parce que la retraite souffre d’un problème de représentation.

Le psychologue Hal Hershfield (UCLA) 5a mis en lumière un phénomène contre-intuitif :  notre cerveau traite notre « soi futur » avec la même distance émotionnelle qu’un inconnu. Plus l’échéance est lointaine, plus la personne que nous serons à ce moment-là nous semble étrangère.

Résultat : épargner pour sa retraite à 35 ans revient, psychologiquement, à faire un effort pour quelqu’un qu’on ne connaît pas encore.

Ce mécanisme est amplifié par le rapport culturel des Français au vieillissement. 78 % déclarent avoir peur de vieillir 6. Les trois premières associations spontanées à la vieillesse ? Perte d’autonomie, perte de mobilité, perte de mémoire. La retraite, dans l’imaginaire collectif, n’est pas spontanément un projet mais plutôt perçue comme une zone d’ombre.

 

Ou comment se projeter dans une étape qu’on associe à un déclin ? La difficulté n’est pas seulement financière : elle est identitaire. Dans une société où l’identité se construit souvent largement autour du travail, du titre, de la fonction, la retraite peut être vécue comme un effacement.

 

Ce phénomène peut concerner, de manière plus diffuse, tous ceux pour qui « la retraite » reste un mot sans réflexion de projet.

 

 

 

 

Un système perçu comme opaque, qui décourage l'initiative

À ces freins psychologiques et économiques s’ajoute un troisième verrou : la complexité perçue du système.

 

34 % des Français déclarent ne pas savoir vers quelles solutions se tourner  pour compléter leur pension7. Et parmi ceux qui épargnent, la majorité reste sur des supports qu’ils connaissent : les livrets réglementés, détenus par  86 % des Français plutôt que de s’orienter vers des enveloppes structurellement conçues pour le long terme.

 

La complexité perçue des produits de retraite décourage massivement le passage à l’action, et ce modifie le niveau de revenu. Les termes techniques, la multiplicité des dispositifs, les règles fiscales changeantes : tout cela crée un brouillard qui favorise l’immobilisme.

 

Et l’immobilisme se renforce de lui-même. Face à une décision complexe, je préfère beaucoup repousser leur choix plutôt que de prendre le risque de se tromper. Le raisonnement implicite « je ne maîtrise pas assez le sujet, donc j’attends » est rationnel en apparence. Mais il a un coût : celui du temps qui passe sans que l’épargne travaille.

 

 

 

 

Le paradoxe générationnel : les jeunes savent mais restent constraints

Ce qui frappe dans les données récentes, c’est la lucidité des jeunes générations. 72 % des moins de 35 ans n’ont pas confiance dans le système de retraite français pour leur garantir un niveau de vie correct ; un chiffre en hausse de 12 points en un an 1 .

 

Ce défiance se traduit par une prise de conscience précoce : les moins de 35 ans sont les plus nombreux à considérer que l’épargne est « particulièrement utile » dans le contexte actuel 8. Leur propension à épargner a augmenté de  14 points depuis la pandémie. Mais entre la conscience et l’action structurée, l’écart reste important.

 

 

Les jeunes actifs s’épargnant en moyenne  83 € par mois, soit 4 % de leur revenu disponible. Leur patrimoine médian ne dépasse pas 15 800 €. Dans un contexte de précarité de l’emploi, de coût du logement élevé et de revenus encore instables,  la retraite reste un sujet qu’on comprend mais qu’on ne peut pas encore s’adresser.

 

Le cercle est connu : on attend d’avoir un revenu stable pour épargner. Mais une fois cette stabilité atteinte, d’autres priorités s’imposent : un achat immobilier, une famille, les dépenses du quotidien. Et la retraite continue de glisser vers « plus tard ».

 

 

 

 

Comment lever le blocage : ce que les données nous apprennent

Ces mécanismes tels que pression du quotidien, difficulté de projection, complexité perçue, rapport générationnel , ne sont pas des fatalités. Les données montrent aussi, en creux, les leviers qui fonctionnent.

 

 

Rattacher l'épargne retraite à un projet, pas à une échéance

 

 

C’est exactement la conviction qui guide l’approche de Garance : la première étape d’une stratégie retraite n’est pas financière. Elle est humaine. Rattacher son épargne à ce qui compte vraiment pour soi, un projet de vie, une envie concrète, transformer une décision abstraite en un geste qui a du sens.

 

 

Commencer petit pour neutraliser l'inertie

 

 

Si épargner de gros montant est peu envisageable pour beaucoup, mettre progressivement de côté pour faciliter l’engagement. Le premier versement, même modeste, est d’ailleurs le plus décisif parce qu’il brise l’inaction.

C’est cette logique qui rend l’épargne accessible dès 20 €/mois chez Garance*. Pas un engagement disproportionné. Un premier pas. Votre budget, votre rythme.

 

 

*Dans les conditions et limites prévues aux contrats.

Rendre lisible ce qui paraît opaque

 

 

La plupart des épargnants ne demandent pas seulement des produits performants. Ils demandent d’y voir clair. De comprendre ce qui existe, ce qui est adapté à leur situation, et par où commencer. Le frein n’est pas le refus mais le flou.

Comprendre ce qu’est un PER et comment fonctionne sa fiscalité, savoir dans quoi cas on peut débloquer son épargne retraite, identifier les  étapes concrètes pour préparer son départ : c’est transformer un sujet perçu comme inaccessible dans un parcours balisé.

L’Observatoire de l’Épargne Garance x Viavoice le confirme : mieux comprendre les dispositifs transformant le rapport à l’épargne. Elle devient plus lisible, plus accessible. Lorsque l’on comprend mieux, on décide mieux et l’épargne devient un outil, pas une contrainte.

 

 

En conclusion,

Repousser les décisions de retraite est le résultat d’une équation qui s’impose à nous : un quotidien qui presse, un avenir difficile à se représenter, un système perçu comme complexe et une retraite encore trop associée au déclin plutôt qu’au projet.

 

Mais face à cette situation, il y a des réponses. Elles ne passent pas essentiellement par l’urgence mais davantage par la clarté et la reconnexion avec ce qui compte vraiment. Votre retraite n’est pas une fin de parcours. C’est un projet qui vous ressemble. Et comme tous les projets qui comptent, il se construit un pas après l’autre.

 

 

 

 

FAQ

Et si on passait de l'idée

au Group-362 projet ? Discutons-en !
expertise_certifiee
Expertise certifiée

Des solutions et des conseils récompensés pour leur excellence.

echange_humain
Échange 100% humain

Des experts basés en France pour répondre à toutes vos questions.

Vector
Conseillers de proximité

200 experts se déplacent chez vous, partout en France.