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Conseiller présentant une stratégie de répartition de l'épargne entre placements sécurisés et placements dynamiques.

Épargne : comment choisir entre sécurité et placements dynamiques ?

Sécuriser son capital ou le faire fructifier : cette question se pose à chaque étape d’un parcours d’épargnant. Elle traduit une tension légitime entre la volonté de protéger ce que l’on a construit et le souhait de le voir croître. Car si les placements dynamiques offrent généralement davantage de perspectives de rendement, ils impliquent aussi une part de risque plus importante.

 

Pour autant, les deux logiques ne s’opposent pas, elles se complètent.

Encore faut-il savoir comment les combiner. Quelle part sécuriser ? Quelle part orienter sur des placements dynamiques pour davantage de rendement ? Selon quels critères ?

 

C’est finalement une question de méthode : celle qui consiste à allouer chaque fraction de votre épargne en fonction de ce qu’elle doit accomplir, et quand.

 

Voici un cadre pour vous aider à y voir plus clair.

Le triangle rendement, risque et liquidité : un cadre de décision essentiel

 

Avant de choisir un placement, il est utile de comprendre un principe simple : aucun produit financier ne peut offrir simultanément un rendement élevé, un risque faible et une disponibilité immédiate de votre argent.

 

C’est ce qu’on appelle le triangle rendement / risque / liquidité dont chaque composante est plus ou moins présente selon le support.

 

  • Par exemple, un livret A est conçu pour être très liquide contrairement au plan d’Épargne Retraite (PER) qui le sera beaucoup moins, puisque les fonds sont bloqués jusqu’à la retraite (sauf exceptions).

 

  • De même, les livrets réglementés et les fonds en euros offrent la garantie de retrouver un minimum de capital mais en contrepartie, leur rendement reste modéré.
  • Enfin, les supports investis en actions ou en unités de compte offrent un potentiel de gains plus élevé sur le long terme, mais avec des fluctuations à la hausse comme à la baisse.

Comprendre ce fonctionnement permet de sortir de la logique binaire “tout sécuriser” ou “tout risquer” pour entrer dans une logique de répartition raisonnée, où chaque placement a sa place et son rôle.

Associer chaque objectif à un horizon et à une enveloppe adaptée

La clé d’une répartition pertinente réside dans la capacité à relier chaque projet à un horizon de temps, puis à sélectionner les supports les plus cohérents avec cet horizon.

L'épargne de précaution : le socle incompressible

Avant d’envisager des placements plus dynamiques, il est indispensable de disposer d’une réserve d’argent mobilisable immédiatement en cas d’imprévu. Trois à six mois de dépenses courantes sur des supports garantis et disponibles sans délai, tels qu’un livret A ou un LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire), c’est généralement ce qui est le plus recommandé.

 

Sur cette poche, la priorité absolue est la liquidité et la préservation du capital. Le rendement est secondaire. Cette poche doit être intégralement sécurisée : 100 % sur des placements garantis et disponibles.

Les projets à court terme (2 à 3 ans)

Pour un achat, des travaux ou un voyage prévu à brève échéance, l’enjeu est de faire fructifier son épargne sans s’exposer au risque de voir sa valeur diminuer au moment où elle sera mobilisée.

 

Le fonds en euros d’un contrat d’assurance-vie constitue alors une solution pertinente : le capital est garanti par l’assureur et le rendement, bien que modéré, reste supérieur à celui des livrets réglementés. Pour bien en comprendre le fonctionnement, il est utile de savoir comment fonctionne l’assurance-vie en fonds euros. Sur cet horizon, une allocation de 70 à 100 % sécurisée reste la norme, selon la proximité de l’échéance.

Les projets à moyen terme (5 à 10 ans)

Sur cet horizon et quand il s’agit par exemple de financer les études d’un enfant ou encore de préparer un achat immobilier, il devient pertinent d’équilibrer davantage sa répartition entre supports sécurisés et supports dynamiques.

 

Les supports en unités de compte, accessibles notamment via l’assurance-vie, offrent un potentiel de rendement plus élevé en contrepartie d’une exposition aux fluctuations des marchés. L’essentiel est de diversifier les supports et de sécuriser progressivement l’allocation à mesure que l’échéance se rapproche.

 

Une répartition équilibrée autour de 50 % sur des supports sécurisés / 50 % sur des supports dynamiques constitue un bon point de départ.

La retraite : l'horizon long par excellence

Au-delà de quinze ans, le temps devient un allié. Il permet d’absorber les cycles de marché et de bénéficier pleinement de l’effet des intérêts composés.

 

Le PER est conçu pour cet horizon, avec un avantage fiscal à l’entrée (déductibilité des versements du revenu imposable). Les solutions de gestion profilée à horizon, telles que celles proposées par Garance, ajustent automatiquement la répartition entre supports dynamiques et supports sécurisés en fonction de la proximité avec la date de départ à la retraite.

 

Loin de l’échéance, l’allocation peut être composée à 70 à 80 % d’unités de compte (contre 20 à 30 % sur des supports sécurisés). Puis, elle bascule graduellement vers une majorité sécurisée à mesure que la retraite approche.

 

L’investissement sur des supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers et n’est pas garantie ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

 

 

 

 

 

Les profils fortement appétents au risque : les placements dynamiques comme choix stratégique

Les projets ne sont pas les seuls socles sur lesquels la répartition se définit. Au-delà des échéances, vous pouvez aussi avoir un objectif propre à vos placements : celui de maximiser le potentiel de rendement sur un long terme.

 

Dans ce cas, le risque est en effet beaucoup plus important car la répartition envisagée peut osciller entre 10 % sécurisé (fonds en euros) / 90 % placement risqué (unités de compte diversifiées, dont une part en actions). Mais ce type de répartition n’a rien d’excessif pour un profil fortement appétent au risque et qui peut en plus bénéficier d’un horizon long associé à un objectif financier.

Dans tous les cas, la logique reste la même : plus l’échéance est éloignée, plus la part orientée vers des supports dynamiques peut être importante ; à l’inverse, plus elle se rapproche, plus la part orientée vers des supports sécurisés a vocation à augmenter.

 

 

Une répartition jamais figée : ce qui peut faire évoluer votre stratégie

Définir une répartition, c’est d’abord poser un point de départ. Mais gardez en tête qu’elle peut évoluer à tout moment et souvent sur la base de trois facteurs :

Les événements de vie

Une naissance, un changement professionnel, un héritage, un mariage en préparation…chaque étape importante de la vie modifie les paramètres de départ.

Les horizons de placements se réduisent ou s’allongent, les besoins de liquidité changent aussi. Il est donc essentiel de revisiter périodiquement sa stratégie d’épargne et idéalement lors de chaque grand tournant. Car le risque, c’est que cette répartition immobilise votre épargne dans une logique qui ne correspond plus à la réalité de votre situation.

L’évolution du profil de risque

La tolérance au risque n’est pas une donnée fixe. Elle peut bien évidemment varier selon l’âge, les revenus ou simplement l’expérience accumulée en matière de placements.

Un épargnant qui a traversé sa première baisse de marché sans paniquer peut décider d’augmenter sa part investie. A l’inverse, un changement de situation personnelle peut pousser à davantage de prudence.

L’important est que la répartition reflète ce que l’on est réellement capable de supporter émotionnellement autant que financièrement.

L’impact de la fiscalité

Le choix des enveloppes ne se résume pas à leur nature financière  :  la dimension fiscale joue un rôle déterminant.

Comme cité plus tôt, le PER permet de déduire les versements du revenu imposable, un avantage particulièrement intéressant pour les contribuables fortement imposés. L’assurance-vie, de son côté, offre une fiscalité allégée sur les gains après huit ans de détention, ainsi qu’un cadre avantageux pour la transmission du patrimoine.

Une évolution de la tranche marginale d’imposition, un changement de régime fiscal ou simplement l’approche de la retraite peuvent donc rendre pertinent un rééquilibrage des enveloppes utilisées, indépendamment des horizons de placement.

Retenez l'essentiel : une épargne structurée se construit autour de ce qui compte pour vous

 

Une épargne bien construite n’est pas uniforme : elle reflète la diversité de vos projets, de vos échéances et de vos priorités. Et en réalité, on peut à la fois sécuriser son épargne tout en la faisait fructifier et c’est leur articulation des deux mécanismes qui constitue le fondement d’une stratégie d’épargne cohérente et efficace.

 

C’est cette conviction qui guide l’approche de Garance, groupe mutualiste 100 % indépendant depuis 40 ans. De l’assurance-vie au PER, nos solutions sont accessibles dès 20 €/mois et conçues pour s’adapter à chaque profil et à chaque étape de vie. Parce que votre épargne vous ressemble, elle mérite une stratégie qui vous ressemble aussi.

 

Et dans un contexte où l’inflation peut éroder la valeur réelle de votre capital, structurer sa répartition n’est pas seulement souhaitable, c’est indispensable.

 

 

 

 

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