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Pourquoi est-il si difficile d'épargner ? Les biais qui sabotent votre avenir… et comment les déjouer

Vous savez qu’il faudrait mettre davantage d’argent de côté. Vous connaissez même probablement les bénéfices d’une épargne régulière. Pourtant, chaque mois, quelque chose semble se mettre en travers du chemin.

Rassurez-vous : le problème n’est pas forcément votre volonté.

La science comportementale nous apprend que nous ne prenons pas toujours des décisions rationnelles, surtout lorsqu’il s’agit d’argent. Notre cerveau utilise des raccourcis mentaux, appelés biais cognitifs, qui influencent nos choix sans que nous en ayons conscience. Et la bonne nouvelle, c’est que ces biais touchent tout le monde.

Comprendre ces mécanismes, c’est déjà reprendre la main sur ses finances. Voici les cinq principaux obstacles psychologiques à l’épargne, et surtout, les stratégies concrètes pour les déjouer.

Votre cerveau n'est pas programmé pour préparer votre retraite

D’un point de vue évolutif, notre cerveau a été conçu pour répondre à des besoins immédiats : se nourrir, se protéger, saisir une opportunité. Préparer financièrement un avenir situé dans 20 ou 30 ans est une gymnastique beaucoup plus récente.

Le saviez-vous ? Le premier régime de retraite, celui des marins, remonte à Louis XIV. Mais il faudra attendre 1910 pour que l’on s’efforce d’établir en France, sans succès, un régime de retraite pour les plus démunis.

 

Il faudra ensuite attendre la création de l’Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) en 1961 pour coordonner la retraite complémentaire de l’ensemble des salariés du privé, cadres et non-cadres¹.

Les chercheurs de l’OCDE rappellent que les consommateurs prennent rarement des décisions parfaitement rationnelles et sont influencés par de nombreux biais cognitifs et comportementaux. Cette réalité concerne aussi nos choix d’épargne2.

Autrement dit : si vous avez déjà repoussé une décision d’épargne ou privilégié une dépense plaisir plutôt qu’un versement sur un placement, vous vous êtes comporté comme un être humain parfaitement normal.

Biais n°1 : le présent passe toujours avant le futur

Imaginez que l’on vous propose :

  • 100 € aujourd’hui
  • ou 120 € dans un mois

Une grande partie des personnes choisira la première option. C’est ce qu’on appelle le biais du présent.

Notre cerveau accorde naturellement davantage de valeur aux récompenses immédiates qu’aux bénéfices futurs. Une livraison reçue demain procure plus d’émotion qu’un capital disponible dans 25 ans ou plus. C’est notamment pour cette raison que 79 % des personnes épargnant pour leur retraite ne le font pas régulièrement3.

 

Le problème n’est pas que l’avenir ne compte pas. Le problème est qu’il paraît abstrait, alors qu’une dépense immédiate est concrète.

 

Les bons réflexes à adopter quand les marchés fluctuent (2)
Comment le déjouer ?

Rendez l’épargne automatique. Un virement programmé dès la réception du salaire retire la décision des mains de votre « moi du présent ». Vous vous payez en premier, sans avoir à y repenser chaque mois.

Biais n°2 : « J'aurai le temps plus tard »

C’est le biais d’optimisme.

Nous avons tendance à croire que nous disposerons de plus de temps, de plus d’argent ou de meilleures conditions dans le futur.

 

« Quand je gagnerai davantage, j’épargnerai. »

« Quand mes dépenses diminueront, je m’y mettrai. » « L’année prochaine sera plus simple. »

Pourtant, les dépenses ont souvent la mauvaise habitude de progresser au même rythme que les revenus. Ce biais explique pourquoi tant de projets d’épargne restent à l’état d’intention.

Les bons réflexes à adopter quand les marchés fluctuent (2)
Comment le déjouer

Ne pas attendre le bon moment mais commencer dès aujourd’hui, même avec un montant modeste. Plus vous démarrez tôt, plus votre argent a le temps de produire des intérêts qui génèrent à leur tour de nouveaux intérêts.

C’est le principe des intérêts composés : un même effort d’épargne réalisé plus tôt peut permettre de constituer un capital plus important sur le long terme. Chez Garance, il est possible de commencer à épargner dès 20 €/mois, à votre rythme.

Biais n°3 : ne rien faire est souvent plus facile que décider

Vous n’avez jamais ouvert de PER (Plan d’Épargne Retraite) ? Vous n’avez jamais mis en place de virement automatique ? Ce n’est pas forcément un choix. C’est souvent de l’inertie.

 

C’est le biais de statu quo : lorsque plusieurs options existent, et parfois même de meilleures, nous avons tendance à conserver la situation actuelle.

Ce mécanisme explique pourquoi l’épargne automatique est un bon remède : elle supprime la nécessité de prendre une décision chaque mois.

Les bons réflexes à adopter quand les marchés fluctuent (2)
Comment le déjouer

Transformer l’épargne en un choix par défaut plutôt qu’en une décision active. Une fois le virement automatique en place, l’inertie joue en votre faveur au lieu de jouer contre vous.

Biais n°4 : épargner peut donner l'impression de perdre

Cela peut sembler paradoxal. Mais lorsqu’une somme quitte votre compte courant pour être placée sur un support d’épargne, votre cerveau interprète parfois ce mouvement comme une perte.

C’est ce qu’on appelle l’aversion à la perte.

 

 

Psychologiquement, renoncer à 100 € disponibles immédiatement est souvent ressenti plus fortement que le plaisir procuré par la perspective de gagner davantage demain.

 

Résultat : nous percevons l’épargne comme une privation, alors qu’elle constitue en réalité un investissement dans notre futur.

Alors que 78 % des Français doutent du rendement de leur épargne4, placer 50 € de côté chaque mois représente au bout de 8 ans :

  • 4 800 € sans le faire travailler
  • 5 954,14 €, soit plus de 1 150 € sans effort supplémentaire, sur un contrat d’épargne comme l’assurance vie Garance Épargne

Comment est-ce possible ?

Parce que votre argent travaille pour vous. Avec près de 28 %5 de rendements cumulés sur 8 ans sur son fonds euros, Garance enregistre l’une des meilleures performances du marché6, net de frais de gestion et hors prélèvements sociaux et fiscaux.

Les bons réflexes à adopter quand les marchés fluctuent (2)
Comment le déjouer

Reformuler mentalement l’épargne non pas comme un manque, mais comme un gain différé. Selon le produit choisi, votre épargne peut d’ailleurs rester disponible si vous en avez besoin, comme c’est le cas avec une assurance vie grâce au rachat. Visualiser la progression de votre capital aide également à dépasser cette impression de perte immédiate.

Biais n°5 : trop de choix tue l'action

Livret ? Assurance vie ? PER ? ETF ? Gestion libre ? Gestion pilotée ?

 

Alors que 73 % des Français estiment être mal informés sur les sujets d’épargne7, face à la multiplication des solutions, beaucoup repoussent leur décision. On parle de surcharge cognitive.

Lorsque le cerveau estime qu’une décision est trop complexe, il préfère souvent ne rien faire du tout.

 

Ce manque de repères, ajouté au contexte économique actuel, contribue à une évolution préoccupante : la part des Français n’ayant « jamais épargné » est passée de 5 % en 2024 à 13 % en 2025 (+8 points) 8.

Les bons réflexes à adopter quand les marchés fluctuent (2)
Comment le déjouer

Privilégier la simplicité à l’exhaustivité. Une seule solution mise en place aujourd’hui vaut mieux que la solution « parfaite » repoussée indéfiniment.

Et si vous ne savez pas par où commencer, la méthode des enveloppes peut être un premier pas concret pour organiser votre budget.

Pourquoi ces biais sont encore plus puissants aujourd'hui

Nos biais cognitifs ont toujours existé. Mais notre environnement moderne les amplifie.

 

Chaque jour, nous sommes exposés à des centaines, voire des milliers de sollicitations commerciales sur nos écrans, dans les transports, sur les réseaux sociaux ou lors de nos achats en ligne. Les plateformes numériques ont également réduit la « douleur de payer » :

  • paiement sans contact
  • achats en un clic
  • abonnements
  • paiement différé ou fractionné (PayPal, Klarna, etc.)

 

Le résultat est simple : dépenser demande de moins en moins d’effort mental. Épargner, en revanche, continue souvent à nécessiter une décision volontaire.

 

Le paiement fractionné illustre parfaitement cette évolution. En France, 79 % des personnes y ont eu recours au cours des six derniers mois pour un achat compris entre 200 € et 50 000 €9. En rendant la dépense moins perceptible au moment de l’achat, ce type de paiement peut encourager certains consommateurs à dépenser davantage qu’ils ne l’auraient fait autrement. Chez les jeunes adultes, les dossiers de surendettement ont ainsi augmenté de 36 % par rapport à 2024, souvent en lien avec le recours au paiement fractionné ou aux mini-crédits10.

 

Dans ce contexte, automatiser son épargne permet d’instaurer le réflexe inverse (lien hypertexte vers l’article sur l’épargne automatique) : mettre une partie de son argent de côté avant qu’il ne soit consacré aux dépenses du quotidien.

 

 

 

La solution n'est pas plus de volonté

C’est souvent là que nous faisons fausse route.

Lorsqu’une personne n’épargne pas suffisamment, elle pense généralement manquer de discipline. En réalité, il suffit souvent de changer certaines habitudes :

  • automatiser un versement chaque mois
  • épargner dès la réception du salaire
  • définir un objectif concret plutôt qu’un montant abstrait
  • rendre visible sa progression
  • réduire le nombre de décisions à prendre
  • épargner grâce aux dépenses du quotidien, via le cagnottage

L’idée n’est pas de devenir parfait. L’idée est de créer un système qui fonctionne même lorsque la motivation n’est pas au rendez-vous.

 

 

 

Et si vous étiez déjà un meilleur épargnant que vous ne le pensez ?

Les Français ont mis de côté 353 milliards d’euros en 202511. Mais seulement 36 % d’entre eux épargnent au moins une fois par mois8.

 

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement d’épargner. C’est d’épargner de manière régulière, alignée avec ce qui compte vraiment pour vous, et suffisamment tôt pour laisser le temps jouer en votre faveur.

 

 

En conclusion,

Si vous avez parfois l’impression de ne pas faire assez pour votre avenir financier, souvenez-vous d’une chose : vous ne luttez pas seulement contre vos dépenses. Vous luttez aussi contre des mécanismes psychologiques profondément ancrés dans le fonctionnement humain.

 

Comprendre ces biais ne les fera pas disparaître. Mais cela vous permettra de prendre du recul, de modifier quelques habitudes et de construire, petit à petit, une épargne qui vous ressemble.

 

Après tout, épargner n’est pas une question de perfection. C’est une question de petits choix répétés dans le temps.

 

Chez Garance, groupe mutualiste 100 % indépendant depuis 40 ans, nous croyons que chaque pas compte. Vous êtes autonome dans vos choix, mais jamais seul·e pour les mettre en œuvre.

Vous souhaitez en parler ?

Nos conseillers sont là pour vous accompagner, à votre rythme.

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