thematics.popin.favorites.title
0
0 thematics.popin.thematics-selected

Capital ou revenus à la retraite : comment choisir la sortie de votre PER ?

Pendant des années, vous alimentez votre épargne retraite avec un objectif : constituer progressivement un capital pour compléter vos ressources une fois à la retraite. Mais au moment de récupérer cette épargne, plusieurs possibilités s’offrent à vous.

 

Avec un Plan d’Épargne Retraite (PER) individuel, l’épargne issue des versements volontaires peut notamment être récupérée sous forme de capital, de rente viagère ou en combinant les deux. La loi Pacte, qui a créé le PER, a justement élargi cette liberté de choix par rapport aux anciens produits d’épargne retraite.

 

Mais concrètement, que recouvrent ces différentes options ? Quelle différence entre retirer régulièrement une partie de son capital et percevoir une rente ? Et que devient l’épargne en cas de décès ?
Disponibilité de l’épargne, durée des versements, transmission, fiscalité : derrière un choix qui paraît simple se cachent plusieurs idées reçues. Passons-les en revue.

Idée reçue n°1 : « Avec le capital, je garde mon argent, c’est forcément plus avantageux »

La sortie en capital a un atout facile à identifier : vous récupérez l’épargne constituée et restez libre de son utilisation.
Pour les sommes du PER qui peuvent être récupérées en capital, celui-ci peut être versé en une seule fois ou de manière fractionnée (on parle alors de capital fractionné). Vous pouvez donc disposer immédiatement de votre épargne ou organiser une liquidation fractionnée, en plusieurs fois.

Cette liberté ne permet cependant pas de savoir combien de temps le capital pourra compléter vos revenus.

 

 

Un capital doit financer une durée que l’on ne connaît pas

Prenons un exemple volontairement simplifié. Avec 100 000 euros de capital et des retraits de 5 000 euros par an, un calcul rapide à propos de vingt années de complément de revenus.
Mais plusieurs éléments peuvent modifier ce calcul : la performance de l’épargne qui reste investie, l’inflation, la fiscalité, des dépenses imprévues et, surtout, le nombre d’années pendant lesquelles ce complément sera nécessaire.
Or cette durée peut être importante. En 2025, l’Insee arrivait à la conclusion qu’en moyenne, les hommes de 65 ans avaient encore 20 ans d’espérance de vie, et 23,6 ans pour les femmes au même âge. Autrement dit, une retraite peut durer bien plus longtemps qu’on ne l’imagine. Certains vivront moins longtemps, d’autres bien au-delà.
C’est ce que les spécialistes appellent le risque de longévité : vivre plus longtemps que ce que votre capital obtenu via votre PER, permet de financer.

 

La rente viagère : une réponse au risque de longévité

La rente viagère répond différemment à cette incertitude. Au lieu de récupérer progressivement une somme disponible, vous utilisez tout ou partie de votre épargne pour obtenir un revenu régulier versé jusqu’à votre décès.
Capital et rente ne proposent donc pas seulement deux manières de récupérer son épargne. Ils répondent différemment à une même inconnue : la durée pendant laquelle vous aurez besoin de ces ressources.

 

 

 

Idée reçue n°2 : « Si je choisis une rente et que je décède rapidement, mon argent est perdu »

Pour comprendre cette idée reçue, il faut d’abord comprendre comment fonctionne une rente viagère.
Lorsque vous choisissez cette option, vous utilisez tout ou partie de l’épargne accumulée sur votre PER pour obtenir en échange, un revenu régulier versé à vie par votre assureur.

 

Le principe repose sur la mise en commun du risque entre les assurés. Certains percevront leur rente pendant quelques années, d’autres pendant vingt ou trente ans. Cette organisation permet à l’assureur de continuer à verser le revenu prévu aux personnes qui vivent longtemps, quelle que soit la durée de leur retraite.

Plusieurs éléments déterminent le montant de la rente que vous percevrez :
– l’épargne accumulée sur votre PER,
– votre âge au moment du départ à la retraite
– et les options choisies.

 

 

Et en cas de décès ? La réversion, une protection pour vos proches

Une rente classique cesse généralement d’être versée au décès de son bénéficiaire. Mais il existe des options permettant de protéger un proche.
C’est notamment le rôle de la réversion. Le principe est assez simple : vous choisissez à l’avance une personne, généralement votre conjoint ou partenaire, qui continuera à percevoir une partie ou la totalité de votre rente après votre décès, selon l’option retenue.
La loi Pacte prévoit qu’une option de réversion au conjoint ou au partenaire soit proposée aux épargnants qui choisissent une rente viagère.

 

Cette protection influence toutefois le montant perçu. À épargne et âge identiques, une rente avec réversion sera moins élevée qu’une rente versée uniquement jusqu’au décès de l’épargnant, puisque l’assureur peut être amené à poursuivre les versements au bénéficiaire désigné.
La rente ne se résume donc pas à un montant mensuel. Les garanties prévues en cas de décès font partie des éléments qui déterminent son fonctionnement et son montant.

 

 

 

Idée reçue n°3 : « Il faut choisir entre le capital et la rente »

Le PER permet justement de combiner les deux, pour les sommes qui peuvent être récupérées en capital. On parle alors de sortie mixte.

 

Une partie de l’épargne peut ainsi être récupérée sous forme de capital tandis qu’une autre sert à obtenir une rente versée à vie. Le capital peut également, selon les modalités du contrat, être récupéré progressivement plutôt qu’en une seule fois.

 

Sorties fractionnées et rente viagère : une distinction essentielle

Cette souplesse nécessite toutefois de bien distinguer deux mécanismes qui peuvent sembler proches. Récupérer régulièrement une partie de son capital n’est pas la même chose que percevoir une rente.

 

Avec une liquidation fractionnée par exemple, vous puisez progressivement dans votre épargne. Le solde reste disponible sur votre PER et diminue au fil des sorties, tout en continuant éventuellement à évoluer selon les supports sur lesquels il est investi.

Avec une rente viagère, la somme que vous avez choisi d’y consacrer ne reste plus disponible sous forme de capital. Elle sert à calculer le montant du revenu que l’assureur vous versera ensuite tout au long de votre vie.

 

Cette distinction est importante : dans un cas, vous utilisez progressivement votre épargne ; dans l’autre, vous échangez une somme disponible contre la garantie d’un revenu à vie.

 

Tous les contrats d’épargne retraite ne bénéficient par ailleurs pas des mêmes possibilités. Les sommes issues de certains versements obligatoires réalisés sur un Plan Epargne Retraite Collectif (PERO) sont, en principe, versées sous forme de rente, hors exceptions prévues par la réglementation.

 

 

 

Idée reçue n°4 : « Je réfléchirai au choix entre capital et rente au moment de partir à la retraite »

Le choix du mode de sortie intervient bien à la retraite. Mais ses conséquences fiscales dépendent en partie de décisions prises pendant les années où vous avez alimenté votre PER.

 

C’est une particularité importante de ce produit : la fiscalité à la sortie dépend de l’origine de l’épargne et, pour les versements volontaires, du choix d’avoir bénéficié ou non d’une déduction fiscale au moment des versements.

 

L’avantage fiscal obtenu à l’entrée compte aussi à la sortie

Lorsque vous effectuez des versements volontaires sur un PER, vous pouvez, dans certaines limites, les déduire de votre revenu imposable. Vous réduisez ainsi votre revenu soumis à l’impôt l’année du versement. Mais cet avantage fiscal a une contrepartie au moment de récupérer votre épargne.

Si vous avez déduit vos versements et choisissez une sortie en capital, la partie correspondant à ces versements est soumise au barème de l’impôt sur le revenu. Les gains réalisés grâce à l’épargne suivent leur propre régime fiscal.

 

Si vous n’avez pas déduit ces versements de votre revenu imposable, leur montant n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu lors de la sortie en capital. Les gains restent, eux, fiscalisés selon les règles applicables.

 

La rente possède également son propre traitement fiscal, qui diffère selon que les versements ont bénéficié ou non d’une déduction au moment où ils ont été effectués.

 

Autrement dit,

deux épargnants disposant du même montant sur leur PER ne percevront pas nécessairement la même somme nette, selon la façon dont leur épargne a été constituée et le mode de sortie retenu.

 

 

 

Faites le point sur votre PER !

Capital, rente, fiscalité… les choix liés au PER ne se limitent pas au moment de la sortie. Que vous déteniez déjà un contrat ou que vous envisagiez d’en ouvrir un, échangez avec un conseiller Garance pour mieux comprendre les options qui s’offrent à vous.

Ce qu’il faut retenir...

C’est que la souplesse introduite par le PER a profondément changé la manière de récupérer son épargne retraite. Le capital n’est plus l’opposé systématique de la rente : les deux peuvent coexister, être mobilisés à des moments différents et répondre à des mécanismes distincts.

 

Choisir une sortie en capital, une rente ou une combinaison des deux modifie la manière dont l’épargne constituée devient disponible à la retraite. Le capital peut être récupéré immédiatement ou progressivement. La rente transforme, elle, une partie de cette épargne en revenu versé tout au long de la vie. À ces différences s’ajoutent les garanties éventuellement choisies et une fiscalité propre à chaque mode de sortie.

 

Le montant constitué sur un PER ne suffit donc pas à définir les ressources qu’il procurera à la retraite. Leur forme, leur durée, les garanties associées et leur traitement fiscal participent eux aussi à ce que cette épargne deviendra une fois le moment venu de l’utiliser.

Allez plus loin

Et si on passait de l'idée

au Group-362 projet ? Discutons-en !
expertise_certifiee
Expertise certifiée

Des solutions et des conseils récompensés pour leur excellence.

echange_humain
Échange 100% humain

Des experts basés en France pour répondre à toutes vos questions.

Vector
Conseillers de proximité

200 experts se déplacent chez vous, partout en France.